L’évolution de la légalisation du cannabis à visée médicale

Depuis des années, la légalisation du cannabis est au centre de nombreux débats dans tous les pays du monde entier. La France fait partie de ceux qui se refusent l’idée d’autoriser le cannabis dans ses frontières. En revanche, il est de rigueur de souligner qu’il existe une différence fondamentale entre le cannabis récréatif qui a une forte teneur en THC, et le cannabis thérapeutique voué uniquement à des programmes de soins et de traitement de certaines maladies et même le cannabidiol qui est une des molécules du chanvre. Aujourd’hui il s’agit bien du cannabis qui est mis en avant en France grâce à une contribution important de l’ANSM et d’un cercle d’experts à qui une étude concernant la faisabilité de ce projet a été confiée.

Mise en place du CSST

Le Cannabis est réputé pour posséder des propriétés pouvant améliorer la santé des personnes souffrant de douleurs neuropathiques. Certaines formes d’épilepsie ainsi que la sclérose en plaques, comme d’autres pathologies relatives au système nerveux. Mais le Cannabis pourrait-il soigner ce genre de maladie ? Ou sera-il utilisé plutôt dans un but d’apaisement des douleur ? En tout cas un certain nombre d’études Américaines sur le sujet tendent à démontrer l’efficacité du Cannabis médical. C’est donc dans l’optique de corroborer ces faits et vérifier l’efficacité des traitements que l’Agence Française du Médicament a mis en place le Comité Scientifique Spécialisé Temporaire ou CSST en Septembre 2018. Leur principale mission consistait alors à observer et analyser les résultats obtenus par les autres pays dans le cadre de l’usage du cannabis à visée médical. Pour ce faire, des patients ainsi que des professionnels de santé issus des pays ayant déjà mis en place le traitement ont été auditionnés. 

Premières conclusions du CSST

Le 27 Décembre 2018, le Comité fait part des premiers résultats à l’ANSM qui donne un avis favorable à la mise en œuvre d’une expérimentation du cannabis thérapeutique sur le sol Français. Il reste cependant à évaluer les moyens à mettre en place afin d’encadrer le recours aux médicaments à base de cannabis. Une expérimentation en situation réelle avec de l’huile ou des produits à vapoter (fumer n’est pas recommandé et cela a été dors et deja exclu du programme) sur des patients permettrait également de recueillir des données officielles sur lesquelles les professionnels de santé pourraient se baser pour les années à venir sans être obligés de consulter ceux des autres pays ayant pris de l’avance sur le sujet. 

C’est ainsi que le CSST a rédigé un cadre, qui détaille toutes les procédures à suivre pour la mise en place du traitement. Les différentes modalités qui y sont contenues ont été renseignées auprès de l’ANSM et des autres parties concernées, notamment les associations des patients qui ont par ailleurs des représentants au sein du CSST. L’avis définitif du CSST a été rendu public le 28 Juin de cette année. Autant dire que le travail remarquable de cette association de plusieurs scientifiques et des professionnels de santé a fini par porter se fruits car l’ANSM a également rendu un avis favorable à l’expérimentation le 11 Juillet dernier. Pour administrer les premiers traitements, il est toutefois nécessaire d’attendre le feu vert du Ministère de la Santé. L’ANSM est également en attente de la proclamation du budget que le gouvernement souhaite allouer à ce projet. 

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